La recherche clinique
La recherche clinique au cours de ces dernières années s’est orientée vers essentiellement 3 domaines :

Une meilleure individualisation des syndromes épileptiques. En 1989 a été proposée une classification des syndromes épileptiques qui est actuellement largement discutée avec la mise en évidence de certains critères cliniques et électroencéphalographiques qui permettent une meilleure individualisation de certains syndromes épileptiques, tout particulièrement chez l’enfant.

Les progrès en imagerie médicale ont permis de mieux mettre en évidence certaines lésions anatomiques associées à des crises épileptiques ou de révéler un dysfonctionnement cérébral qui peut être cause ou conséquence des crises (cf recherche d’investigation).

Déterminer au mieux la localisation de la zone épileptogène, l’imagerie médicale apporte une information souvent utile, mais quelquefois insuffisante pour localiser la zone épileptogène. Son utilisation dans le cadre de la chirurgie de l’épilepsie se doit de reposer sur une cohérence entre les images apportées par les différentes techniques et les données de l’observation clinique et électroencéphalographique des crises. Le développement de la chirurgie de l’épilepsie (chirurgie sur une lésion bien mise en évidence par l’imagerie ou chirurgie sur une zone supposée être à l’origine des crises) laisse supposer le développement de techniques plus ou moins invasives de façon à parfaitement bien délimiter la zone qui sera réséquée lors de l’intervention. L’enregistrement des crises au moyen d’électrodes intracérébrales implantées par stéréotaxie (stéréo-électroencéphalographie) reste souvent indispensable lorsque ni l’imagerie, ni les enregistrements électroencéphalographiques ne permettent de localiser avec certitude une zone épileptogène. Ainsi est définie l’opérabilité d’une zone épileptogène responsable de l’origine des crises. Il est bien évident que cette opérabilité doit tenir compte aussi des zones fonctionnelles hautement importantes telles que les zones motrices, sensitives, visuelles ou celles impliquées dans le langage ou la mémoire. Les examens fonctionnels comme l’IRM fonctionnelle sont venus consolider les données apportées par l’examen neuropsychologique. Cet examen permet de faire la cartographie précise des fonctions cérébrales et d’approcher au mieux le problème des rapports entre la zone épileptogène responsable des crises et les zones fonctionnelles majeures (qui doivent être bien évidemment préservées, autant que faire se peut, au cours de l’intervention).