Deux nouvelles chercheuses soutenues par la FFRE pour faire avancer la recherche sur l’épilepsie

.Deux nouvelles chercheuses soutenues par la FFRE pour faire avancer la recherche sur l’épilepsie

En 2026, la Fondation Française pour la Recherche sur l’Épilepsie soutient deux nouveaux projets de recherche portés par Manon Dobrigna et Abir Troudi-Habibi. Deux projets très différents, mais une même ambition : mieux comprendre les mécanismes de l’épilepsie pour ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques et, à terme, mieux prendre en charge les personnes concernées.

Au total, 110 000 € sont consacrés cette année à ces deux projets de recherche.

Deux projets, deux questions de recherche

En 2026, la FFRE soutient deux projets qui explorent deux dimensions différentes de l’épilepsie.

Manon Dobrigna cherche à comprendre comment une anomalie du gène SCN1A perturbe le fonctionnement du cerveau dès les premiers jours de vie.

Abir Troudi-Habibi cherche à comprendre pourquoi l’hippocampe devient vulnérable dans certaines formes d’épilepsie alors qu’il est capable de s’adapter dans d’autres situations.

Manon Dobrigna : comprendre les épilepsies les plus précoces

Certaines formes d’épilepsie apparaissent dès les premiers jours ou les premières semaines de vie et peuvent s’accompagner de troubles importants du développement.

Le projet de Manon Dobrigna porte sur une forme rare et particulièrement sévère d’épilepsie liée à une mutation du gène SCN1A.

Son équipe dispose d’un nouveau modèle de souris reproduisant cette forme de maladie. Ce modèle va permettre aux chercheurs d’observer ce qui se passe dans le cerveau dès les premiers stades de la maladie : apparition des crises, développement, activité cérébrale et fonctionnement des neurones.

L’objectif est de comprendre comment la mutation perturbe le fonctionnement du cerveau et d’identifier les mécanismes responsables de la maladie.

À terme, ces connaissances pourraient ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour ces formes sévères d’épilepsie.

La FFRE soutient ce projet dans le cadre de la Bourse Valérie Chamaillard 2026, à hauteur de 50 000 €.

Abir Troudi-Habibi : comprendre ce qui rend le cerveau vulnérable

Le deuxième projet soutenu par la FFRE, REVIVE-HIPP, s’intéresse à l’hippocampe, une région du cerveau essentielle à la mémoire et particulièrement impliquée dans l’épilepsie du lobe temporal.

La question posée par Abir Troudi-Habibi est originale :

Pourquoi l’hippocampe devient-il vulnérable dans l’épilepsie alors qu’il est capable de s’adapter dans d’autres situations ?

Pour y répondre, son équipe va comparer trois situations : des personnes vivant avec une épilepsie du lobe temporal, des personnes ayant présenté une amnésie globale transitoire et des apnéistes entraînés, qui ont développé des mécanismes d’adaptation au manque d’oxygène.

Grâce à l’IRM, les chercheurs étudieront notamment la circulation sanguine de l’hippocampe, son fonctionnement et les liens entre activité cérébrale et mémoire.

L’objectif est d’identifier des marqueurs de vulnérabilité, mais aussi de comprendre les mécanismes qui permettent au cerveau de mieux résister. Ces connaissances pourraient contribuer à mieux comprendre les troubles cognitifs associés à l’épilepsie et, à terme, à ouvrir de nouvelles pistes pour les prévenir ou mieux les prendre en compte dans la prise en charge des patients.

La FFRE soutient ce projet à hauteur de 60 000 €, pour une durée de 24 mois.

Faire avancer la recherche, concrètement

Derrière chaque projet financé, il y a une question scientifique, une équipe et plusieurs années de travail.

Le soutien de la FFRE permet aux équipes de disposer des moyens nécessaires pour faire avancer leurs travaux : financer du temps de recherche, mener des expériences, recruter des participants ou encore réaliser et analyser des examens et des données.

Pour le projet de Manon Dobrigna, la bourse permettra notamment de poursuivre pendant huit mois les travaux consacrés au fonctionnement des neurones et à leur caractérisation moléculaire. Pour le projet d’Abir Troudi-Habibi, le financement contribue notamment au salaire du chercheur postdoctoral et aux acquisitions IRM nécessaires à l’étude des patients.

Ces deux projets vont maintenant entrer dans une nouvelle phase : celle de la recherche sur le terrain.

La FFRE suivra leur progression au fil des mois et donnera régulièrement des nouvelles de ces travaux.

Soutenir la recherche sur l’épilepsie

La recherche avance étape par étape. Chaque projet soutenu permet d’explorer une nouvelle question, de tester une hypothèse et, parfois, de faire émerger de nouvelles pistes thérapeutiques.

Merci à tous les donateurs qui rendent ces recherches possibles.

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