PURPLE DAY 2019
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Comprendre l'épilepsie

Les traitements

Les médicaments

Les médicaments antiépileptiques sont des molécules qui réduisent le risque de récidive des crises ou qui permettent de les contrôler totalement. Ils n’agissent pas sur la cause de l’épilepsie. Plus de 30 molécules sont disponibles. L’utilisation des médicaments obéit à des règles bien codifiées.

 

Une monothérapie adaptée au syndrome épileptique est prescrite en première intention, en suivant les recommandations de l’AMM (autorisation de mise sur le marché). Il faut donc connaître la forme de l’épilepsie pour prescrire la molécule adaptée, certains médicaments pouvant aggraver certains syndromes (exemple : carbamazépine dans l’épilepsie absence de l’enfant).

 

Si le diagnostic syndromique est incertain, il est recommandé de prescrire un médicament actif sur toutes les formes de crises (on parle de molécule à large spectre). Le traitement est jugé sur deux paramètres principaux : l’efficacité (contrôle des crises) et la tolérance (manière dont le traitement est supporté). Un traitement inefficace et/ou mal toléré ne peut être poursuivi. En cas d’échec d’une première monothérapie, une seconde est essayée. En cas d’échec d’une seconde monothérapie, une association de médicaments est préconisée.

 

Aucune molécule n’est plus efficace qu’une autre. Le choix d’un médicament est donc principalement fondé sur l’analyse d’une situation particulière et d’un profil de tolérance. Il faut tenir compte du syndrome, de l’âge, du genre (problème spécifique de la contraception orale inactivée par certains antiépileptiques et de la grossesse avec les effets délétères de certaines molécules in utero et/ou sur le développement cognitif de l’enfant), de l’étiologie de l’épilepsie et des co-morbidités (éviter un médicament dépressogène chez un sujet déprimé, une molécule qui fait grossir chez un sujet obèse).

 

La prise régulière du traitement (observance) est indispensable pour espérer un bon contrôle des crises. Environ 70% à 80% des crises sont contrôlées par le traitement médicamenteux en mono ou polythérapie.

 

Epilepsie et grossesse

Les antiépileptiques sont très importants pour les patients qui font des crises mais dans le cas des patientes en âge de procréer ils doivent être prescrits, modifiés ou stoppés en fonction des nouvelles réglementations et des rapports de l'ANSM.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site de l'ANSM.

>> Téléchargez le Rapport 2018 : " Risque de troubles neuro-développementaux précoces (avant l’âge de 6 ans) associé à l’exposition in utero à l’acide valproïque et aux autres traitements de l’épilepsie en France ".

>> Téléchargez le Rapport 2019: " Antiépileptiques au cours de la grossesse : Etat actuel des connaissances sur le risque de malformations et de troubles neuro-développementaux ".

 

 

Le devenir de la maladie épileptique sous traitement peut être schématisé en trois tableaux

Les crises sont contrôlées après la mise en route du traitement (épilepsie pharmaco-sensible). Au bout de 3 à 5 ans sans crises, le traitement pourra être arrêté, après analyse des facteurs de risque de récidive.

Les crises sont contrôlées sous traitement mais récidivent en cas d’arrêt (épilepsie pharmaco-dépendante).

Les crises persistent – dans 20 à 30 % des cas – malgré une prise régulière du traitement et souvent une association de plusieurs médicaments (épilepsie pharmaco-résistante).

 

 

>> Télécharger la revue Recherches & Perspectives (Novembre 2010)