Journées françaises de l’épilepsie 2026 : les avancées de la recherche et les enjeux pour les patients

.Journées françaises de l’épilepsie 2026 : les avancées de la recherche et les enjeux pour les patients

Du 6 au 9 octobre 2026, les Journées Françaises de l’Épilepsie (JFE) ont réuni à Lille chercheurs, neurologues, professionnels de santé et acteurs associatifs autour des avancées de la recherche et des enjeux de la prise en charge de l’épilepsie.

Au programme : mieux comprendre les mécanismes des crises, améliorer les traitements, explorer de nouvelles pistes de recherche et répondre aux difficultés rencontrées au quotidien par les personnes vivant avec une épilepsie.

Présente à ce rendez-vous scientifique, la Fondation Française pour la Recherche sur l’Épilepsie (FFRE) a pu suivre les échanges, rencontrer les chercheurs et mettre en lumière les travaux qu’elle soutient.

Mieux comprendre les épilepsies et les mécanismes des crises

Les sessions scientifiques ont abordé plusieurs questions essentielles : pourquoi les crises surviennent-elles à certains moments ? Comment mieux comprendre la pharmacorésistance ? Quelles perspectives la génétique et l’étude des rythmes biologiques ouvrent-elles pour la recherche ?

Les échanges ont notamment porté sur les liens entre sommeil, rythmes biologiques et épilepsie. Les crises ne surviennent pas toujours de manière totalement imprévisible : chez certaines personnes, leur probabilité varie selon des rythmes journaliers ou sur plusieurs jours. Mieux comprendre ces variations pourrait contribuer, à terme, à mieux adapter certaines stratégies de prise en charge aux caractéristiques individuelles des patients.

La pharmacorésistance, c’est-à-dire la persistance des crises malgré les traitements médicamenteux, a également été au cœur des discussions. Comprendre les mécanismes impliqués et identifier de nouvelles pistes thérapeutiques restent des enjeux importants de la recherche.

D’autres sessions ont abordé la chirurgie de l’épilepsie, la génétique, les syndromes de Dravet et de Lennox-Gastaut, ainsi que les états de mal épileptiques réfractaires et les perspectives offertes par l’intelligence artificielle.

Mieux prendre en compte la vie quotidienne des personnes concernées

L’épilepsie ne se résume pas aux crises. Elle peut aussi avoir des répercussions sur la vie sociale, professionnelle, cognitive et affective.

Plusieurs interventions ont ainsi porté sur l’activité physique, l’accès à l’emploi, la santé sexuelle et la stigmatisation sociale. Les échanges ont rappelé l’importance d’une approche individualisée, qui tienne compte de la situation de chaque personne plutôt que de s’appuyer sur des interdictions générales ou des idées reçues.

La mémoire, les troubles de l’humeur et les interactions entre épilepsie et sommeil ont également été abordés. Ces sujets illustrent la diversité des difficultés que peuvent rencontrer les personnes concernées et la nécessité de mieux les identifier pour adapter leur accompagnement.

Plusieurs sessions étaient par ailleurs consacrées à la SUDEP (mort subite et inattendue dans l’épilepsie). Les échanges ont souligné l’importance d’aborder ce risque avec les patients de manière adaptée, en faisant de l’information un levier de prévention et en accompagnant les personnes vers des mesures concrètes de réduction des risques.

La FFRE aux côtés des chercheurs : les premiers résultats du projet EPICO

Les JFE ont également été l’occasion de découvrir les premiers résultats du projet EPICO, consacré à l’épilepsie et à la conduite automobile, présenté par Lucile Guillermier, lauréate 2025 de la bourse « Épilepsie et société » de la FFRE.

Ce projet s’intéresse aux liens entre épilepsie, capacités cognitives et conduite automobile. Il vise notamment à mieux comprendre les stratégies d’adaptation mises en place par les conducteurs vivant avec une épilepsie et à étudier leurs performances de conduite, en particulier au moyen d’un protocole sur simulateur.

Les premiers résultats présentés suggèrent que les conducteurs concernés peuvent développer des stratégies d’adaptation et d’évitement. Les travaux se poursuivent afin de mieux comprendre les liens entre les fonctions attentionnelles et exécutives et les performances de conduite.

En soutenant ce projet, la FFRE contribue à faire progresser les connaissances sur une question qui touche directement l’autonomie et la vie quotidienne des personnes vivant avec une épilepsie.

Les JFE ont également été l’occasion de remettre officiellement les financements de la FFRE à Manon Dobrigna et Abir Troudi-Habibi, lauréates 2026 de nos appels à projets de recherche.

Ce moment marque une nouvelle étape dans le soutien de la Fondation à des projets scientifiques visant à mieux comprendre les épilepsies et à faire progresser leur prise en charge.

En soutenant à la fois de nouveaux projets et en donnant la parole à d’anciens lauréats venus présenter leurs résultats, la FFRE accompagne la recherche dans la durée.

Faire avancer la recherche pour améliorer la vie des patients

Les Journées françaises de l’épilepsie témoignent de la diversité des questions auxquelles chercheurs et professionnels de santé s’attachent à répondre : mieux comprendre les mécanismes de la maladie, améliorer les traitements, prévenir les complications et mieux prendre en compte ses conséquences dans la vie quotidienne.

Pour la FFRE, ces échanges sont essentiels. Ils permettent de rester au plus près des besoins de la recherche et de poursuivre sa mission : soutenir des projets scientifiques susceptibles de faire progresser les connaissances et d’améliorer la vie des personnes concernées par l’épilepsie.

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