Les différentes formes

La manifestation visible de l’épilepsie est la crise. Mais on restreint à tort ces crises à la crise tonicoclonique convulsive généralisée, qui se traduit par une perte de connaissance brutale souvent inaugurée par un cri, une contraction musculaire globale, des secousses de l’ensemble du corps, une reprise sonore de la respiration puis un retour progressif à une conscience normale après une période de confusion puis d’abattement. C’est cette crise que retient l’imaginaire collectif, c’est celle qui fait le plus peur par son côté spectaculaire. En réalité, les symptômes cliniques - la manifestation de la crise - varient selon la fonction du cortex cérébral intéressé par la décharge responsable de la crise mais aussi selon que cette décharge a un point de départ localisé sur le cortex (on parle alors d’épilepsie partielle) ou non.

On observe ainsi des symptômes aussi divers que :
  • Des absences :
    le sujet semble coupé du monde et ne réagit plus aux stimuli extérieurs ;
  • Des contractions musculaires involontaires :
    les myoclonies ;
  • Des mouvements anormaux (les automatismes) :
    mâchonnements, mouvements plus ou moins coordonnés des membres, rotation de la tête et des yeux ;
  • Des hallucinations sensorielles :
    visuelles, auditives, olfactives, gustatives ;
  • Des impressions de « déjà vu », de rêve ;

Et même des crises de contenu purement psychique ou émotionnel : brève peur, accès de rire, pensée forcée, etc.

Compte tenu des multiples formes d’expression des crises et de leur évolution, il n’y a pas une mais des épilepsies.