Chez l’enfant
L’expression de l’épilepsie chez l’enfant reprend les mêmes données que celles de l’adulte avec, dans certains cas, une particularité propre au jeune âge qui laisse parfois augurer d’un avenir sans crise. Les épilepties partielles de l’enfant avec un signe encéphalographique spécifique (paroxisme rolandique) guérissent toujours à l’adolescence.
Les épilepsies bénignes qui sont les plus fréquentes vont dans plus de la moitié des cas disparaître spontanément à l’adolescence, période ou les circuits neuronaux atteignent leur complet développement.
Dans le bas âge, le cerveau n’étant pas encore arrivé à sa phase de maturité, il est donc plus sensible à des décharges électriques excessives pouvant se produire au niveau des neurotransmetteurs et ainsi provoquer un dysfonctionnement cérébral.
Les épilepsies de l’enfant demandent une attention toute particulière car elles ne sont pas toujours facilement repérables. Ce sont parfois les instituteurs, qui remarquent que l’enfant est rêveur en classe, ou a des “trous de mémoire”, qui donnent le signal d’alerte.
Des absences passées inaperçues peuvent ainsi être décelées. Elles peuvent se répéter plusieurs fois par jour. Dans la plupart des cas, un traitement simple les fera disparaître et permettra à l’enfant de suivre un parcours scolaire normal.
Toutefois, si à l’adolescence plus de la moitié de ces jeunes guérissent spontanément, dans 40 % des cas, les manifestations de l’épilepsie subsistent et nécessitent la prolongation d’un traitement jusqu’à l’âge adulte. De plus, dans 20 % des cas, même les traitements les plus récents contrôleront difficilement les crises. Il s’agit d’épilepsies pharmacorésistantes. Le comportement et les acquis scolaires seront alors variables et dépendront pour partie de l’efficacité du traitement.
Il existe des syndromes épileptiques propres à l’enfant tel que le syndrome de Lennox-Gastaut ou le syndrome de West qui sont considérés comme des épilepsies sévères entraînant la plupart du temps des troubles du comportement et un retard psychomoteur.



